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L’impact de la somnolence en accidentologie


La fatigue est reconnue comme la cause de 3 % des accidents de la route mais ce pourcentage est bien sûr largement sous-estimé, il se situerait aux environs de 15 à 20 % sur le tout réseau routier.

La somnolence au volant est la première cause de mortalité sur autoroute (30 à 35 % des accidents).

L’évaluation de la somnolence et de son impact en accidentologie ne semble pas aisée pour les services publics.

Nous ne disposons pas, comme pour la surveillance des excès de vitesse, de « radars de vigilance ».

Contrairement à l'alcool au volant, la police ne peut proposer aucun test de mesure de la fatigue ou de la somnolence.

L'évaluation de la somnolence du conducteur ne fait l'objet d'aucun critère normalisé. Les conducteurs impliqués dans un accident ont des réticences à admettre la fatigue comme facteur déterminant. Seulement 1 % de tous les répondeurs reconnaissent avoir eu un accident à cause de la somnolence au volant. Pire, ils ne reconnaissent pas les premiers signes de fatigue ou n’en tiennent pas compte.
Les chiffres proviennent d’extrapolations faites à partir d’autres variables et caractéristiques d’accidents :

Alors que la circulation de nuit représente moins de 10 % du trafic, elle est responsable de 37 % des blessés graves et 45 % des tués. Dans la plupart des accidents nocturnes, un seul véhicule est impliqué, ce qui laisse à penser que ces accidents sont induits par la somnolence. C’est d’ailleurs, quand notre niveau de vigilance est au plus bas, entre 4 et 6 h du matin (plus particulièrement dans la nuit du samedi au dimanche) que les accidents sont les plus graves

Près de 50% des accidents mortels sont dus à une perte de contrôle du véhicule et 60 % des victimes le sont sur des trajets habituels : domicile-travail/ école/ courses/ loisirs. La monotonie, l’habitude peuvent favoriser la survenue d’un fléchissement de vigilance à l’origine de l’accident.

Près de la moitié des usagers décédés dans un accident en rase campagne ont terminé leur course sur un arbre ou un poteau. La somnolence a pu contribuer à l’accident (France, 2002).