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Travail à horaires irréguliers

Lors du travail de nuit, l’émoussement des aptitudes psychomotrices, des perceptions sensorielles et la baisse physiologique de vigilance (plus particulièrement entre 2 à 4 heures du matin)favorisent la survenue d’accidents de travail ou de circulation. Le travail à horaires irréguliers entraîne une fatigue démesurée par rapport au travail effectué, un trouble de la coordination motrice, une dégradation des capacités de réflexion et un allongement du temps de réaction. Différentes études ont également mis en évidence, durant ces périodes de travail, des micro-sommeils, yeux ouverts pouvant durer jusqu'à 7 secondes, expliquant la gravité des accidents nocturnes dans l'industrie et les transports. Une série de catastrophes tristement célèbres sont survenues durant un travail de nuit : le Titanic, 14 avril 1912 à 3 h am ; Three Mile Island (USA), le 28 mars 1979 à 4 h am ; Bhopal (Indes) le 3 décembre 1984, à 2 h am, Tchernobyl (URSS), le 26 avril 1986, à 01 h 23 am…

Aux Etats-Unis, le coût annuel de la somnolence au travail due à des prestations de nuit ou à horaires atypiques s’élève à 189 billions de dollars, se répartissant de la manière suivante :

29.2 billions par accidents de voiture sur le chemin du travail ou du domicile
10.3 billions par accidents de travail
150 billions par manque de productivité

Les conducteurs de poids lourds qui roulent durant de nombreuses heures et souvent de nuit paient à la somnolence un lourd tribut : elle est responsable de 35 % des 4.400 morts accidentelles par an aux Etats-Unis. Différentes études ont montré que le risque d’accident touchant les conducteurs de poids lourds entre 00h et 4h du matin était 2 fois plus élevé que durant la journée.

Les travailleurs à horaires irréguliers ont deux fois plus d’accidents de la route que les travailleurs de jour à horaires fixes. Toujours aux Etats-Unis, 20 à 30 % des 25millions d’Américains qui travaillent à pauses ont vécu un accident de la circulation durant la dernière année. D’ailleurs, 41 % des travailleurs à pauses reconnaissent s’endormir au volant, comparé à 28 % des travailleurs réguliers.

Les conducteurs fatigués sont souvent inconscients de leur condition, roulant 3-30 secondes avec les yeux totalement fermés. Une nuit sans sommeil engendre les mêmes perturbations psychomotrices et sensorielles qu'1 g/l d'alcool éthylique dans le sang.